L'ARCOM avec son nouveau Président, Martin Adjari, se trouve au centre d'un ensemble de sujets qui influencent directement la vie des citoyens. Liberté d'expression, éducation aux médias, régulation des réseaux, éthique des médias, pluralisme d'opinions,... autant de sujets sur lesquels l'ARCOM intervient de façon très directe par la loi, le contrôle et des décisions parfois sévères.
Cette Haute Autorité de l'audiovisuel et du numérique est déclarée indépendante. Les membres du Collège, nommés en majorité par les institutions politiques, veillent à faire respecter la loi sans parti pris. La question se pose, néanmoins, du mode d'élection et de sa relation avec le pouvoir politique. De récentes affaires ont troublé cette image ou cette réalité d'indépendance. Volontairement le CLIC n'a pris aucune position sur ces affaires traitées par l'ARCOM par souci du respect des opinions des uns et des autres. En revanche, le CLIC lance la discussion sur trois sujets qui intéressent directement l'institution : le statut des journalistes, la liberté d'expression et le financement de la régulation.
À propos du dossier C8, j'insiste sur le fait que la chaîne n'est pas Hanouna. Bien que l'ARCOM ait sanctionné l'animateur via des avertissements émis à l'encontre de la chaîne, il reste que sur quelques 18 heures quotidiennes d'émission, le TPMP occupe au mieux quelques 3 heures. La décision prise par l'ARCOM porte sur l'ensemble de la chaîne en qualité de diffuseur et non pas, légalement, officiellement et administrativement sur une émission. Cela peut paraître une nuance ou un faux-nez, mais si chaque fois qu'une Haute Autorité ou qu'une Cour de Justice prennent une décision, il faut donner raison aux sanctionnés, le respect de la loi et de l'autorité est simplement bafoué. Certains m'ont demandé ma position, la voici donc en quelques mots : le Collège de la Haute Autorité a pris une décision au nom de ses Règlements et des conventions signées avec C8. Je regrette que ce fait ait pu être dénoncé au nom de la liberté d'expression. De même je regrette que TPMP puisse disparaître, alors que je suis très critique envers Hanouna et son émission, mais je pense que des émissions très dérangeantes ont le droit d'exister comme ont pu exister La boîte à sel, Ciel mon Mardi ou Droit de réponse, car la parole apocryphe résumant la pensée de Voltaire, "même si je ne suis pas d'accord avec vous, je me battrai pour que vous puissiez vous exprimer", devrait guider tout pouvoir épris de liberté