Tous les gens normaux c’est-à-dire ceux qui ne dénient pas la réalité, réfléchissent
un minimum et sont objectifs intellectuellement, ne peuvent qu’être horrifiés par la
mort -le lynchage- d’un jeune à Lyon pour des raisons d’opinion. Contrairement aux
multiples avis contradictoires que l’on entend à longueur d’antenne, je ne me
prononcerai pas car il y a une enquête judiciaire en cours et c’est le moment de faire
confiance aux magistrats et à l’état de droit souvent vilipendé. J’ai naturellement mon
idée sur les responsabilités légales directes ou indirectes et sur les fautes politiques
et morales. Mais mon avis n’intéresse personne et je ne veux pas prendre le risque
de participer malgré moi à une polémique malsaine. Si je m’égare que l’on me
pardonne. Car je suis indigné par ce qu’il se passe dans le pays des droits de
l’homme et de la raison. Que l’on regarde le monde à feu et à sang et qu’on apprécie
où l’on vit. Carpe diem.
Ma seule certitude est que l’on ne peut mourir en démocratie pour des idées .
Brassens ajoutait que s’il le fallait, alors d’accord « mais de mort lente » ! Il n’y a pas
un camp du bien auto- déterminé par quelques -uns qui croient détenir la vérité ,la
leur non vérifiée comme un postulat et non discutable, et qui veulent la faire entrer de
force dans le crâne des citoyens. Sinon cela s’appelle du totalitarisme et du
sectarisme fanatique pour ne pas employer le terme fasciste mis à toutes les
sauces. Au lieu de faire le coup de poing méthode primaire sans hauteur de vue les
étudiants concernés feraient mieux de lire des livres d’histoire et d’interroger les
survivants des horreurs passées au nom des idéologies en -isme et les millions de
victimes innocentes qui en ont résulté.
On a le droit naturellement de défendre ses croyances seraient- elles erronées et
porteuses de dangers de toute nature mais la vie est trop précieuse pour qu’on la
joue dans la rue en étant victime de porteurs de haine. En France on a la chance
devenue rare ailleurs de pouvoir s’exprimer par des votes. Il ne devrait pas y avoir
d’abstention et chacun doit aller voter y compris pour des députés avec des
assistants qui se présentent sous pseudonyme. Incroyable ! Ou pour des candidats
qui ont déjà un passé compromettant. Ce n’est que par l’expression majoritaire du
peuple que l’on peut régler les problèmes qui existent , combattre les inégalités,
redistribuer, et maintenir ce qui sont les valeurs universelles de la France et sa
devise liberté, égalité, fraternité. Qui ne sont pas que des mots vides de sens. Outre
la laïcité qu’il faut expliquer sans cesse pour qu’on ne la confonde pas avec une
restriction à la liberté de conscience.
Notre nation réunit les destins individuels et les dépassent. Nous devons tous fournir
un effort sur soi -même pour ne pas être excessif, exigeant et égoïste. Nous avons le
droit d’avoir des préférences ; ne pas croire à telle ou telle solution ou affirmation
.Mais un citoyen comme le disait le père d’Albert Camus « ça s’empêche ». C’est-à-
dire ne se laisse pas emporter par tous ses instincts ,se réfrène, se modère, et joue
collectif. Parmi toutes les décisions parlementaires et/ou Etatiques-mais l’Etat c’est
nous- on ne peut pas être toujours gagnant. L’intérêt général oblige à du compromis
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et de la responsabilité. Ce n’est pas la victoire d’une classe ou d’une communauté ou
d’une minorité sur les autres. Le rejet du voisin –« frère humain qui après nous
vivez ...» comme l’a constaté François Villon - pour ce qu’il est ou incarnerait n’est
pas pertinent. « La seule querelle qui vaille est celle de l’homme » a écrit Jean
Bodin. L’humanisme n’est pas un slogan et avec un minimum de respect et de
compréhension on doit éviter tous les débordements. Comme l’autorité n’est pas
incompatible avec les grands principes, je n’hésite pas à soutenir qu’il faut être très
ferme avec ceux et celles qui prônent ou suggèrent la violence en parole avec la
table rase et qui incitent ainsi des petits esprits à la réflexion étroite à passer à l’acte
physique ou matériel et qui eux doivent tomber sous les fourches caudines de la
Justice. Qui a certes un bandeau sur les yeux mais un glaive à la main.
« Responsable mais pas coupable » on a déjà donné. Opposer un mort à un autre
est abject. Vouloir venger un camarade est inadmissible. Accuser la victime d’être
à l’origine de sa mort est disqualifiant. Tous les camps ultras ou extrêmes se valent
dans ce qui précède. La violence n’est pas une caractéristique d’une démocratie qui
doit être apaisée. La loi de la jungle ne peut être la nôtre.
Les citoyens n’ont pas besoin de prétendus lanceurs d’alerte pour tout et rien , qui
s’affranchissent des lois qui ne leur plaisent pas et de tout sens civique. En niant
l’humanité chez ceux qu’ils considèrent comme des ennemis à éliminer ,même pas
des adversaires ou concurrents à combattre . C’est J.J. Rousseau qui écartait les
faits pour que sa théorie colle. Les urnes sont souveraines pour un démocrate.
Les 15 et 22 mars 2026 auront lieu les élections municipales. Il y a un peu plus de
35. 000 communes . 50 % ont moins de 500 habitants. C’est la seule vraie et
permanente majorité visible. Il n’y est pas question de droite ou de gauche mais
d’élire des bénévoles qui se dévouent pour tous les habitants quelles que soient
leurs opinions. Les élus locaux sont corvéables et taillables à merci et à portée
d’engueulade. Pour six ans ce qui est long. Le maire porte un stylo pour signer toute
la paperasse afin que la commune fonctionne avec un budget obligatoirement à
l’équilibre ( Eh l’Etat qu’en penses- tu ? ). Le maire non violent est quand même muni
d’un couteau mais Suisse à multiples lames pour réparer tout ce qui ne va pas. Il est
officier de police judiciaire mais aussi médiateur et il règle les litiges de ses
concitoyens qui n’hésitent pas à le rendre responsable de tout et le solliciter à tout
instant. La démocratie locale est de proximité et la violence en est bannie. Les
querelles politiciennes n’ont pas droit de cité et les combats de rue des
irresponsables ne sont pas tolérés. Le citoyen doit bénéficier de la tranquillité, sans
insécurité et dans le respect de ses traditions. Pour qu’il puisse vivre en paix et se
préoccuper de lui aussi. La participation doit être massive au premier comme au
deuxième tour de l’élection. Les communes irriguent le territoire et sont les piliers de
la nation. Il n’est pas question de les transformer en laboratoires d’expérimentations
diverses. La république a besoin de repères et de stabilité.
Attendons 2027 pour choisir les grandes orientations de la nation. Mais profitons de
mars 2026 pour élire des hommes et des femmes, modestes et travailleurs qui
bétonneront la démocratie locale. Paris, Lyon, Marseille intéresseront les médias.
Mais les villes et leurs banlieues ne sont pas tout le pays .Une personnalité ne fait
pas le printemps. Une thèse politique non plus. Ne nous trompons pas de scrutin.