SERVICE PUBLIC DE L’AUDIOVISUEL,
POUR UN SERVICE UTILE ET ATTRACTIF !
Bernard OLLAGNIER
Créateur de liens, expert des relations avec les publics
Délégué général du label Film d’utilité publique / Groupe Acteurs publics
Désormais, il devient important de participer au débat sur le service public de l’audiovisuel français après la publication du Rapport de la Commission d’enquête parlementaire qui a suscité tant de polémiques, souvent inutiles et picrocholines.
Tout d’abord, il faut souligner que contre vents et marées, cette Commission entendant sous serment les divers protagonistes du secteur de l’audiovisuel public, a réussi à aboutir à un résultat dont tous les français peuvent prendre connaissance. Bel exercice démocratique qu’il faut saluer pour tel et, j’ose le dire, dont il faut se réjouir à l’heure où certains espèrent établir un pouvoir autoritaire sinon totalitaire à coup de violences ou de démagogie.
Lors des auditions, des animateurs-producteurs, nés sous l’ère de Jean-Pierre Elkabbach, ont montré sans ambages leur richesse produite par leurs excellentes relations avec les divers responsables du service public. Sans être soumis aux règles de l’appel d’offres ou des marchés publics, profitant d’une programmation où le divertissement, via les jeux et les variétés, occupe une large place, une icône comme Nagui oserait, selon Cyril Hanouna ce 27 avril, s’opposer à Stéphane Courbit, le PDG de Banijay, pour refuser la transmission des comptes de ses émissions, ce qui est une faute pénale du fait que la loi l’oblige à transmettre ces documents à la Commission qui les réclame. Les foucades de Xavier Niel, les énervements de Patrick Sébastien, les colères d’Élise Lucet ou encore les mots si doux de Michel Drucker ont marqué les travaux de cette Commission. Quant à la patronne, Delphine Ernotte-Cunci, elle a tenté, tant bien que mal en qualité de seule responsable légale, de faire front aux attaques dont elle était l’objet. Il faut dire qu’un budget de 4 milliards €, quasiment égal à celui du ministère de la Culture 2026, mérite d’être justifié et examiné à la loupe des impôts et taxes payés par les contribuables-citoyens.
Aujourd’hui est publié le Rapport tant attendu par tous les professionnels du secteur mais également par une grande partie des français qui tous, à un degré plus ou moins important, sont des auditeurs, des téléspectateurs et des surfeurs numériques.
Le point le plus important est celui du budget qui détermine et pèse directement sur le périmètre, le programme et les productions du service public de l’audiovisuel. Le second point est celui qui porte sur le comportement du service public en matière d’opinion, de discrimination et, il faut bien le dire, de connivence.
Le budget de l’audiovisuel public agite les élus depuis l’ORTF. Lorsque j’étais en relation étroite avec le Sénateur Jean Cluzel, alors Président de la commission sénatoriale jeunesse, culture et éducation, dans les années 90, il s’agissait d’un débat de fond sur la pertinence ou non de la redevance, du périmètre, des contributions extérieures et des coûts de production. La redevance a été supprimée en 2022 par le Président Macron et n’a pas été remplacée, sinon par une fraction de la TVA. Dispositif fragile du fait que le taux de TVA peut être modifié à tout moment par la volonté d’un Président… Il est vraiment nécessaire, avant toute autre question, de s’interroger et de proposer un mode de financement solide et pérenne approuvé par le Parlement.
Le besoin de financement dépend évidemment du périmètre du service public, de ses contraintes en termes d’investissements et de gestion des biens, des programmes diffusés et de leurs modes de production, des masses salariales et des dépenses diverses comme celles de la promotion ou de la participation à des festivals.
En conséquence, examinons le périmètre.
France Télévisions c’est France 2, France 3-ICI, France 4, France 5, France Info, Outre-Mer 1ère, Via Stella (Corse) et, de façon plus indirecte, TV 5 Monde, France Médias Monde (France 24, RFI), Arte. C’est aussi France TV Cinéma et France TV Studio.
Quant à Radio France c’est France Inter, ICI, France Culture, France Musique, Mouv, FIP, France Info auxquels s’ajoute la maison ronde, l’Orchestre national, les locaux régionaux souvent partagés avec France3-ICI ainsi que des satellites come le Musée et les orchestres dont l’Orchestre national.
France 2, en concurrence directe avec TF1, M6 et les trois chaînes d’information continue, mais aussi avec Netflix ou YouTube, doit subsister pour offrir au public un angle d’information et de programme, neutre et différent de celui des chaînes privées. C’est un point essentiel au débat public et à la démocratie.
France3-ICI peut être justifié par la nécessité de la proximité avec le vécu des citoyens dans leur vie locale. Il serait intéressant de vraiment délocaliser les rédactions TV et radio, par exemple avec un bureau dans chaque chef-lieu départemental, bureau équipé de moyens de diffusion numérique en réduisant les moyens de la TV France3-ICI par un regroupement couvrant 5 zones géographiques. Les possibilités offertes par les technologies numériques et l’IA permettent largement d’envisager et de mettre en place ce dispositif. Certes, cela signifie une réduction des effectifs et un reclassement nécessaire, des non-remplacements au départ à la retraite ou des départs volontaires négociés, source d’une réduction des coûts.
France 4 ? Depuis son origine, il est permis de s’interroger sur l’intérêt de cette chaîne, encore plus si l’on considère ce que doit être un service public. La suppression de cette chaîne devrait être mise rapidement à l’ordre du jour. Si vraiment, l’on veut garder cette chaîne, pour je ne sais quelle raison, alors consacrons-la aux émissions longues et courtes de service : santé, éducation, sécurité, transports, politiques publiques, gouvernement, etc. sous forme attractive de conseils, éducation, civisme, alertes, etc.
France 5, au fil des années, a évolué pour devenir une chaîne de débats et de divertissement avec un zeste d’éducation. Nous voici fort loin de l’origine de cette chaîne de service public orientée vers l’éducation, les parents, la recherche et autres matières dont celle des handicapés, telle que l’avait définie Jean-Marie Cavada. Faute d’une réorientation vers un réel service public, respectant la neutralité, la 5 pourrait être soit supprimée, hypothèse détestable, soit fusionnée avec France Info. Cette dernière hypothèse signifie la suppression de France Info TV qui, en concurrence directe avec BFM, CNews et LCI, n’a jamais trouvé une audience significative. Ce qui semble logique ! En revanche, ajouter une part de France Info à France 2 et France 5, pour des flash et journaux toutes les heures, permettrait une économie et un impact augmenté. L’émission Télématin montre qu’une audience info peut exister sur France 2 en dehors du sacro-saint 20h qui devrait être revu de fond en comble.
Outre-Mer 1ère ne peut se discuter, tant les populations françaises si éloignées de la métropole ont besoin d’une véritable présence et relation avec la métropole. Il serait évidemment intéressant de mettre à plat les moyens et le contenu afin d’augmenter les performances. Chantier à mener de façon prioritaire, en concertation réelle avec les habitants, si l’on veut bien admettre que nos concitoyens ultramarins méritent d’être aussi bien traités que les citoyens résidant en France métropolitaine.
Via Stella, pourquoi pas ? Nos concitoyens corses ont en effet besoin d’une présence et d’une relation forte avec la République Française, même si peu à peu la Corse devient autonome, sinon indépendante…Là encore, une concertation avec les principaux intéressés sur l’île est certainement nécessaire à réformer cette chaîne locale dans une perspective d’économie, mais aussi de performance d’audience.
Du côté de Radio France, le périmètre devrait être largement réduit en tenant compte des nouveaux modes d’écoute, des publics fidèles à la radio et à l’évolution des technologies numériques / IA qui permettent des diffusions différenciées. C’est pourquoi, France Inter, outre d’être largement orienté vers le service public tout en conservant une programmation attractive, doit fusionner avec France Info qui ne trouve plus ni un intérêt de service public ni une audience motivée du fait de l’impact des stations concurrentes et de l’écoute en mosaïque sur les mobiles, tablettes et autres moyens.
France Culture et France Musique devraient être fusionnées sans hésitation. Les deux stations se justifient par la volonté de mettre à disposition de tous des programmes culturels de haut niveau. Mission de service public, s’il en est. Une programmation fondée sur la diversité et la neutralité augmentera évidemment l’audience et, peut-être bien, que cette station nouvelle, France Plaisirs, deviendra un « must » !
Le Mouv était pleinement justifié par l’émergence d’une jeunesse avide de musiques différentes de celles de leurs aînés. Aujourd’hui, il est patent que les jeunes, moins de 30 ans, voire plus de 30 ans, écoutent la musique principalement via des plateformes et des réseaux sociaux, le phénomène du partage, du like et du rendez-vous joue un rôle déterminant. Le nier serait à la fois ridicule et malhonnête. Supprimer le Mouv (c’est fait !) pour l’inclure en partie dans la nouvelle station France Plaisirs devient une nécessité.
FIP pourrait être conservé dans l’univers des radios d’accompagnement en transports, sous réserve qu’elle propose de véritables services de guidage, météo, sécurité, alertes et non pas seulement de la musique. Le modèle de la radio autoroute 107.7 est intéressant à adapter au milieu urbain. FIP devrait être fusionné avec France3-ICI-Bleu afin d’établir une cohérence entre Paris, les grandes villes régionales et les villes moyennes. Là encore, les technologies numériques permettent des programmes diversifiés et adaptés.
TV5Monde, RFI et France 24, c’est la voix de la France et de la francophonie dans le monde. Les éliminer constituerait un acte malveillant vis-à-vis de notre pays. Ces trois entités sont indispensables au rayonnement, à l’audience et à l’action diplomatique de la France. Si évidemment RFI doit subsister, il semble intéressant de fusionner TV5Monde et France24, dans une entité commune, France Internationale, qui permettrait de mieux harmoniser les programmes, de rendre cohérente la diffusion francophone et d’augmenter l’audience dans certains pays prioritaires. Malgré ma fidèle amitié pour Marie-Christine Saragosse, Présidente de France Médias Monde, qui accomplit un travail remarquable depuis 2012, il me paraît nécessaire d’au minimum s’interroger sur la stratégie audiovisuelle internationale du service public, compte tenu de l’évolution des équilibres et des défis mondiaux, particulièrement eu égard aux technologies numériques tant de production que de diffusion.
Arte occupe une place à part dans le paysage audiovisuel. Chaîne franco-allemande, devenant peu à peu une chaîne européenne, Arte a bénéficié du talent et de l’engagement de son premier Président, mon cher Jérôme Clément. Aujourd’hui, Bruno Patino poursuit l’œuvre entreprise avec modernité, talent et énergie. Les programmes en témoignent et son audience numérique également. Un rapprochement avec France Plaisirs et France Internationale serait intéressant à envisager si l’on veut bien accepter que la stratégie nationale et internationale est un tout, encore plus en matière d’information, de communication et de programmes audiovisuels.
Abordons, sans pincettes, le débat sur la neutralité, la diversité et la liberté du service public de l’audiovisuel.
Service public de l’audiovisuel, cela signifie mettre à disposition de tous les français des moyens d’information, de distraction, de savoir et de compréhension des politiques publiques par une diversité de stations / chaînes et de programmes répondant au moins à une question : est-ce utile ? Utile en termes de civisme, d’information, de distraction, d’éducation, de santé, de sécurité et de tous les autres sujets qui intéressent directement les citoyens. Cette exigence correspond à celle d’un service public au service du public !
La liberté d’opinion et d’expression constitue un droit inaliénable des citoyens membres d’une communauté démocratique, sous réserve que cette liberté ne cause pas de dommages tels que la diffamation, l’antisémitisme, le racisme ou la propagation volontaire de fausses informations. Les temps présents incitent à la prudence, mais ils ne devraient pas limiter les libertés si l’on veut bien mettre en œuvre une véritable éducation aux médias dès la maternelle et tout au long de la vie. Depuis une quarantaine d’années, il faut constater que le service public de l’audiovisuel favorise les thèses gouvernementales, les décisions administratives et les opinions majoritaires. Le débat est loin d’y être organisé de façon équilibrée. Les choix de hiérarchie de l’information sont devenus quasiment mimétiques du secteur privé. Des dérives importantes existent. Un seul exemple, il est absolument anormal qu’un soi-disant débat de l’émission C ce soir, consacré à l’affaire Grasset-Bolloré, ait réuni cinq intervenants d’un seul bord politique et tous d’accord sur une analyse qui peut et doit être contestée, sous la houlette de trois animateurs-chroniqueurs partageant totalement les avis émis par leurs invités. Autre exemple, l’interview du ministre des affaires étrangères de Russie menée tant bien que mal par une journaliste à l’évidence gênée par le contexte, mais, comme on dit, « ça c’est une exclu de première, mon coco ! » ce qui excuserait le manque de mise en perspective, l’absence de questions vives et aucun commentaire post-interview. Allons donc ! La liberté ne permet pas de flatter un ennemi en lui offrant un plateau du 20h pour dérouler ses arguments sans entraves. Il est urgent qu’un code d’éthique et de déontologie universel de l’information et de la communication soit élaboré afin qu’il s’impose à tous les médias et, en priorité au service public de l’audiovisuel.
La neutralité d’un service public ne doit pas poser un quelconque problème à qui que ce soit, du fait que c’est l’essence même du service public : être au service de toutes et tous les citoyens (je dis bien : citoyens) sans distinction d’origine, de sexe, de religion, d’opinion, de lieu de vie ou encore de degré d’enseignement. La neutralité impose au service public de l’audiovisuel de veiller rigoureusement à l’équilibre entre toutes les expressions et entre toutes les formes de mise en scène des émissions. Certes, il faut être attractif ! Sans pour autant, de façon démagogique, tomber dans la facilité, la vulgarité et l’à-peu-près. Que des courants politiques tentent d’influencer le service public est une évidence, inutile de le nier. L’entrisme des idéologues islamistes, trotskystes ou extrémistes droitistes, ne peut être négligé au motif que « ce n’est pas grave ! ». C’est grave, lorsque France Inter ou France 2 privilégient la parole d’une sympathisante islamiste notoire face aux attaques dont fait l’objet un écrivain franco-algérien qui sort des geôles d’Alger.
Le service public de l’audiovisuel montre de grands défauts de service rendu au public. Absence de programmes de conseil, d’éducation et d’information, voire d’alerte, courts ou longs, consacrés au civisme, à la sécurité, aux handicapés (un seul programme, depuis 30 ans, sur France 5 « L’œil et la main »), aux parents, à la santé, à l’emploi ou encore aux transports. En revanche, le service public multiplie les jeux, les émissions de débat, les variétés et les diffusions-rediffusions de films et séries. Loin de moli, l’idée de supprimer films, séries, variétés, jeux… Il faut simplement rééquilibrer les programmes sans trop chercher à faire du TF1, du CNews ou du TMC ! Faute d’agir dans ce sens, le service public de l’audiovisuel n’a que le titre, mais pas le contenu.
L’autre aspect de cette exigence de service public libre, neutre et divers, appartient au domaine de la gestion financière des programmes comme de l’ensemble du service public. Confier systématiquement des programmes à quelques maisons de production, souvent aux mains d’animateurs évidemment talentueux et célèbres, est inacceptable. Le secteur audiovisuel français compte des centaines de talents, indépendants, hors de la petite dizaine de grandes maisons bien connues regroupant des producteurs hier indépendants et qui ont trouvé la seule voie de l’intégration dans un groupe puissant pour sauver leur peau. La solution appartient au bon sens : imposer les règles administratives et budgétaires des marchés publics aux maisons de production qui proposent des programmes, lancer des appels d’offre ouverts ou limités pour des programmes que veut intégrer le service public, obliger la diversité par le renouvellement triennal de contrats par appel d’offres en respectant un cahier des charges établi par le Département de gestion des programmes, le DGP, du service public de l’audiovisuel commun à toutes les stations et chaînes.
Le financement de l’audiovisuel public, tel qu’il est aujourd’hui, est loin d’être satisfaisant. La suppression de la redevance a abouti à une réduction des moyens et des personnels, en augmentant les postes de stagiaires et en diminuant ceux des professionnels indépendants ou salariés. Une voie pourrait faire l’objet d’une étude afin de disposer d’un mécanisme financier garantissant indépendance, pérennité et volume nécessaire, en tenant compte des usages nouveaux des utilisateurs du service public (replay, site web, YouTube) : inscrire dans la loi de finances une taxe de x% (1 étant un minimum) sur tous les équipements et matériels audiovisuels neufs et d’occasion ainsi que sur toutes les plateformes et réseaux sociaux diffusés en France – créer un fonds de dotation pour alimenter le budget du service public – créer une fondation France Audiovisuel ouverte à tous les donateurs à partir de 1€ et sans limites, avec le bénéfice de réduction fiscale – augmenter le volume des productions internes (France TV Studio) et externes (France TV Cinéma) en faisant appel à des personnels internes et externes (un monteur sera toujours heureux de travailler au lieu de pointer aux Assedic). D’autres pistes restent à étudier, comme, par exemple, le développement des ventes et des droits internationaux. La conjonction de plusieurs sources de financement, solides, légales et attractives, permettra à l’ensemble du service public de l’audiovisuel d’atteindre le budget nécessaire à fournirai son service au public.
Et, mes amis anglophones diraient « last but not least », la structure !
La structure actuelle du service public est-elle satisfaisante ? En partie, oui. J’ai vécu la réforme de 1974 avec Marcel Jullian…, quel beau souvenir avec un vent de liberté et d’ouverture qui souffle encore faiblement. L’idée agitée par une Ministre de la Culture de reconstituer une sorte d’ORTF en établissant une holding appartient au folklore idéologique pas très éloigné de l’autre idée fumeuse de la privatisation du service public. Le ou la Ministre de la Culture et de l’audiovisuel, épaulés d’un ou une Secrétaire d’État dédiés à l’audiovisuel et d’un ou une autre en charge de l’information et de la communication, est le ou la patronne naturelle du service public. À partir de cette évidence :
- Présidence de France Télévisions avec une direction générale pour France 2, France3-ICI et France 5 (France 4) ainsi que pour France Outre-Mer 1ère, sans changement pour Stella,
- Présidence pour France Internationale avec une Direction générale pour France Médias Monde et TV 5 Monde,
- Présidence de Radio France avec une direction générale par station et une délégation générale pur ICI.
Chaque direction générale est dotée d’une autonomie avec contrôle des résultats a posteriori à partir d’un budget et d’un cahier des charges.
En conclusion, après plus de 60 ans de pratique des milieux des médias, de l’audiovisuel et des métiers de la communication, après avoir créé le Club Audiovisuel, les Lauriers de la Radio TV, la Grande Dictée à l’ONU ou récemment le label Film d’utilité publique, je regarde le chantier de l’audiovisuel public avec autant de passion et, peut-être, plus de lucidité que jamais. Nous tous, avec toutes nos différences, professionnels ou simples utilisateurs, il s’agit de nous mobiliser pour que le service public de l’audiovisuel, base devenue essentielle à la démocratie et à notre République, vive au service du public dans la civilisation numérique.
Bernard Ollagnier