Pour la première fois depuis l'ouverture du Cercle en 2023, nous avons été obligé de reporter le Dîner des 25 avec Valérie Lecasble auprès de laquelle nous nous sommes excusés d'un contre-temps imprévisible, cause de ce report.
Fort heureusement, sont maintenus :
- 22 avril, déjeuner avec Alain Bauer
- 21 mai, dîner avec Philippe Bilger
Les élections municipales, quant à elles, se déroulent dans le climat étrange de la guerre au Moyen-Orient et des controverses politiques françaises.
La guerre au Moyen-Orient mobilise les rédactions des chaînes d'information, seul France Info accorde encore une place minimale à la France. Malgré cette surabondance médiatique à propos d'une guerre dans laquelle la France n'est pas directement partie prenante, les françaises et les français ont participé à l'élection municipale, plus faiblement qu'en 2014. Ainsi, une fois de plus, nous constatons que les médias radio-tv-presse influencent peu la population. En revanche, les réseaux sociaux semblent jouer un rôle de plus en plus influent sur les votes, des jeunes et des communautés en particulier, si l'on constate la percée de LFI malgré les outrances et le comportement antidémocratique de son chef de file. Le lynchage à mort d'un jeune fasciste ou la décapitation de Samuel Paty ont-ils suscité le cri des militants de Saint-Denis "nous sommes tous les enfants de Gaza" ou n'est-ce pas simplement la haine répétée des "juifs sionistes" qui a provoqué ce cri ?
Un film documentaire https://www.francetvpreview.fr/flow2rooms/screeningroom/s75ar81td9k7rtiy7ehl5/1 montre combien les réseaux sociaux exercent une influence mortelle sur les jeunes en augmentant leurs angoisses, est-il alors permis de dire que les algorithmes augmentent également la manipulation des opinions ? On peut supposer que Trotsky et Goebbels auraient été vraiment heureux d'utiliser tiktok, X ou instagram !
Mon propos peut vous sembler exagéré ou un peu court. Je pourrais argumenter longuement sur le manque de perspective, la pauvreté des connaissances historiques, la séduction des invectives faciles, l'emploi systématique de références douteuses du type "Epshtaïnnneeee", la saturation de l'espace médiatique, la stratégie du conflit au détriment de la raison, l'utilisation d'images fabriquées ou détournées,...Et j'ajouterais que l'ensemble des dirigeants jouent avec un feu qu'ils ne savent pas maîtriser, le feu de la communication. Il n'y a pas pire incendiaire qu'un pyromane qui s'ignore !
L'information scandaleuse a toujours retenu l'attention du public, nous le savons dès la première leçon de journalisme "un chien mord un homme, ce n'est pas une information. Mais un homme mord un chien, ça c'est de l'info coco" !"
Devant la situation actuelle et le goût du scandale, avons-nous à notre disposition une alternative ou devons-nous nous adapter en utilisant avec raison des procédés identiques en positif, j'allais dire les mêmes ficelles ? Question ouverte !
Bernard Ollagnier